mercredi 9 avril 2014

Moi j'en veux pas!


L’autre soir, attablé avec 3 amies, on mangeait et buvait goulûment, tellement c’était bon. Un fou rire par ci, un autre par là. On jasait de tout et de rien, surtout de politique vu la course folle des dernières semaines. Il n’y a jamais de chicane entre nous sur ce sujet, parce que l’on sait échanger intelligemment.

Après une petite champagnette et une bouteille de blanc, on tombe sur le sujet des bébés. Ce que j’aime de mes amies, c’est qu’elles sont drôles et énergiques. On a du fun à parler de nos rejetons, on est toutes des femmes actives, de carrière, animées et positives. On a notre lot de mauvaises passes aussi, mais nous finissons toujours par nous lancer 2-3 boutades pour se sortir des moments plus ardus.

Parle parle jase jase, et PAF, notre amie sans enfant nous lance dans le front : Moi j’en veux pas!

Ma réaction tout en appréciant mon café Brésilien : Ben r’garde, c’est toi qui sait. Ce n’est pas parce que la société te dicte quasiment de faire une trôlée d’enfants pour être quelqu’un qui a réussi sa vie que tu dois écouter cette niaiserie-là.

Mon amie sans enfant : Justement. Je me suis écoutée, j’ai bien réfléchi, et j’en veux pas.

En face de moi, mon amie numéro 2 s’était étouffée avec son dessert : QUOI?! Ben voyons, tu es encore jeune, si tu ne veux pas d’enfant c’est que tu n’as pas trouvé le bon peut-être.

Mon amie sans enfant : Je pense vraiment que mon chum c’est le bon, enfin pour le moment. Ça fait 8 ans qu’on est ensemble et puis on est super bien. On a jasé de cette prise de conscience, et puis franchement, à 37 ans, je n’ai pas envie d’avoir un enfant et lui pas forcément non plus. Je ne sens pas que j’ai la fibre maternelle, et puis bon, voilà quoi.

Amie numéro 3 : Ne dit rien. Bois son café avec le regard par-dessus ses lunettes.

Amie numéro 2 : Moi je te le dis, pense-y à deux fois parce que c’est génial avoir des enfants. C’est ça la vraie vie! Tu vas faire quoi quand tu vas être vieille?!

Amie sans enfant : Ça c’est LA PHRASE… Ohlala. Ben comme tout le monde, je vais vivre ma vie de vieille hahahaha! Je vais me bercer devant des soaps et aller faire ma petite danse en ligne. Ça ne m’empêchera pas de vivre quand même, de voyager, de continuer à vous voir, de profiter de tout et de rien.

Moi : Sc’usez de vous couper là, maudit qu’est bonne ma mousse au chocolat, quelqu’un veut y goûter?!


Je ne comprends pas cette norme religieuse que d’avoir des enfants à tout prix. Oui, donner la vie et élever une progéniture c’est de l’amour inconditionnel et c’est d’une magie indescriptible, mais si on choisit de ne pas en avoir, ce n’est pas un handicap.

Il y a même de ces couples qui ont des enfants pour tenter de recoller les morceaux. Comme si les enfants étaient les boucliers à toute tempête.

Je suis fière que mon amie ait eu le guts d’avouer qu’elle n’en veut pas, car elle a le droit, c’est son choix. Que des couples n’aient pas d’enfant par choix ou involontairement, j’aimerais leur dire qu’ils n’ont pas à se sentir diminuer, à se sentir gênés ou découragés même. Les enfants ne sont pas un gage d’un couple heureux. Pas le moins du monde. Regardez autour de vous, tous ces enfants du divorce. Notre bonheur, il part à priori de soi. S’il n’y a pas de progéniture qui accoure dans la maisonnée, ça ne veut pas dire qu’une personne célibataire ou qu’un couple n’est pas heureux pour autant ou qu’il n’a pas le droit au bien-être. 

mardi 8 avril 2014

Valderie, valdera et un rot


Je le vois tous les matins depuis que mon congé de maternité a commencé. Été comme hiver, en camisole ou emmitouflé sous sa doudoune qui sent la cigarette, il se balade le cœur joyeux.

« Par les sentiers, sous le ciel bleu
J'aime à me promener
Le sac au dos, le coeur joyeux
Je me mets à chanter

Valderi, valdera, valderi, valdera,
Valdera, ha, ha, ha, ha, ha,
Valderi, valdera »

Ce promeneur qui se trimbale les espadrilles près de chez-moi, il rote. L’hiver, son rot se change en stalactite. L’été, il résonne sur les balcons, on s’en étouffe même avec notre sangria. Lui, il continue sa marche.

« Et par les bois et par les champs
Tous les oiseaux jaseurs
Mêlant leurs voix, mêlant leurs chants
Entonnent tous en choeur. »

Son sourire, jamais il ne le perd. Il se garde la bouche grande ouverte pour vous savez quoi. Il a peut-être de la misère à digérer ses cretons du matin ou ses capsules d’ail Adrien Gagnon. Il est gentil quoique un peu benêt, mais il avance et rote sa vie.

« Valderi, valdera, valderi, valdera,
Valdera, ha, ha, ha, ha, ha,
Valderi, valdera »

Badaud qui entre ses dents jaunes rote et fume, plaisamment. On a déjà échangé quelques mots : Il fait beau. Oui. De la pluie demain. Ouais. Les oies sont arrivées. Han Han. Les oiseaux roucoulent. C’est l’fun. On a partagé des lignes de trottoirs et des bancs de parc. J’ai même déjà humé son haleine de roteux. On est presque des amis.

Et je serai au long des jours
Avec la même ardeur
Sous le soleil, errant toujours
Un joyeux promeneur

Valderi, valdera...

lundi 7 avril 2014

Le ménage du printemps



Au printemps, on fait du ménage! Je ne parle surtout-surtout-surtout pas ici de la phrase fétiche à Legault, mais bien le ménage de notre chez-soi, de notre chez-nous, de notre intérieur, de notre plexus solaire.

C’est bien beau laver les fenêtre de la porte patio, pis faire un gros lavage de rideaux, si on ne donne pas un petit coup de plumeau à notre mental, la poussière va y rester longtemps accrochée.

Un peu comme tout le monde sûrement, parfois pour chasser ce qui va mal en dedans, je me lance sur le pelletage de neige, le lavage de vaisselle, je plie tout ce qu’il y a à plier dans l’appartement et je pars une 18e brassée. Je ne m’en cache pas, c’est pour fuir mon petit (grand) mal-être ou encore pour procrastiner tout simplement. Faire du ménage dans la maison, c’est facile. En faire dans notre intérieur, c’est beaucoup plus ardu. C’est un peu comme ceux qui se lancent à corps perdu dans le travail et qui ne prennent pas le temps d’écouter vraiment la petite voix intérieure qui leur crie : « Hey oh, arrête-toi un instant pour vraiment m’écouter. Je te parle. Éloignes-toi un peu de ton personnage habituel et prend le temps d’être juste là, juste toi. De vivre. »

Je nous souhaite un bon gros ménage de printemps, de faire le tri entre ce que l’on aime, de ce que l’on veut se débarrasser, de ce que l’on ne peut plus endurer, de ce que l’on aimerait, de ce que l’on souhaite. Pas de « ce qu’il faut », car il ne faut pas. Quand on se dit « Il faut que… » on se met tout de suite en mode stress et mal-être. 

J’aimerais faire du ménage. Mettre au placard certaines connaissances et amis, fermer le tiroir de quelques angoisses superflues, passer l’aspirateur sur un passé qui est passé, ne plus entendre ce que la société m’oblige à faire pour soi-disant « être quelqu’un », et bien plus encore.

« Le soleil est sorti
Le soleil est sorti
Le monde se réveille
Comme si c'était le début
D`une nouvelle vie

Heille!
Checke - fait soleil
On fait-tu pareil?
On s'fait-tu soleil?
On jette aux poubelles
Toutes nos vieilles affaires
On fait-tu l'ménage?
On s'fait-tu clair? »

- Daniel Boucher

PS : Je ne suis pas un gourou LOL, j'ai juste besoin d'un petit ménage! 

vendredi 4 avril 2014

Un gelato au chocolat


Je pensais lire quelques commentaires de bonnes actions hier… C’est pas plus grave amis-lecteurs, je sais que tout le monde est faiseur de bonheur à sa façon, mais il n’est pas trop tard pour partager.

Je m’étais promis hier, lors de ma balade au Birks Café – qui soit dit en passant ne vaut aucunement la peine de s’y arrêter (endroit de vieux bourgs à la décoration des années 70) – de faire plaisir à un sans-abri.

Voici l’histoire.

J’arrive à McGill, je traverse le centre d’achat et j’y rencontre dès la première minute un itinérant qui habituellement se promène dans le coin où je travaille. Il avait changé. Il y a un an, il avait une de ses touffes sur la tête, des cheveux noirs jais en brosse. Là, il était rasé. Je l’ai reconnu, car j’ai souvent regardé son visage et il avait toujours son tapis/sac de couchage sous le bras. Son nez, ses petites lèvres, oui c’est lui. Je passe tout droit en le voyant, je suis un peu gênée. Et puis non, je me retourne. Il est planté là, à travers les « magasineux » à fixer l’horizon. Je vais le voir.

Bonjour monsieur, hey vous avez changé vos cheveux?

Oui…

Ça vous va bien.

Merci

(Devant moi un grand stand de chocolats fancy et de gelato)

Ça vous dit un bon chocolat?

Ah ben oui, pourquoi pas.

Allez, venez le choisir. (Il s’amène)

Oh choisissez-le pour moi madame.

Non non, c’est votre chocolat, choisissez-le vous-même, à moins que vous ne préféreriez une crème glacée.

Ah oui, ça serait vraiment bon.

Allez, choisissez la saveur.

Est-ce qu’il y en  a au chocolat? (Dans le comptoir, il y en avait peut-être 30 sortes)

Oui, bien sûr. Chocolat? Chocolat Belge?

Oui, oui, ça serait bon.

Vous voulez une deuxième boule à une autre saveur?

Non, non, une boule…

Vous êtes sûr?

Oui, une.

Parfait. Une boule de gelato chocolat Belge 72 %.

(Un gros 4 $ et quelque pour faire plaisir)

Merci beaucoup madame, merci.

De rien, bonne journée là.

On se dit au revoir.

J’ai tourné les pieds, les yeux plein d’eau, large sourire. Ça a fait ma journée. J’espère que mon grand monsieur au crâne rasé s’est régalé. Dans tous les cas, il avait l’air content.

PS : Le thé au Birks était très bon. J’ai choisi le Vert Provence pour boire un peu de soleil.

Bon weekend tout le monde XX

jeudi 3 avril 2014

La bonne action du jour


Si vous lisez ce blog, il y aura parfois de ces jours où je nous mettrai au défi de faire un petit quelque chose. Pourquoi pas!! Plus on est de fous, plus ont ri, plus on a du plaisir, plus on se fait le bonheur!

Amis terriens, en ce jeudi, 3 avril 2014, on fait quoi comme bonne action aujourd’hui?

On aide une petite dame à traverser la rue, on dit merci au chauffeur de bus, on dit à notre collègue que sa robe lui va bien, on fait à souper à notre amoureux (se), on achète un café au gars qui se les gèlent sur le trottoir, on va passer un petit coup de plumeau chez notre grand-mère, on ouvre la porte à un vieux monsieur, on achète une carte de remerciement à quelqu’un, on ramasse le carton de cigarettes qu’un épais à jeté par terre, on offre à un/e ami/e d’aller garder ses enfants un soir bientôt, on s’inscrit à une journée de bénévolat, etc.

Partagez-moi votre bonne action!

En cette fin d’après-midi, je serai en ville, downtown Sainte-Catherine à Montréal. Je me gâte, je m’offre un Tea Time au Birks Café, manger des scones et des petits hors-d’œuvre fancy en me la jouant British girl. Qu’à cela ne tienne, je gâterai aussi un sans-abri lors de mon escapade. Je ne sais pas encore ce que je ferai pour lui faire plaisir. Peut-être juste jaser avec lui. Je vous en redonnerai des nouvelles.

Finalement, c’est tellement pas un défi de faire plaisir à quelqu’un. Vous verrez, on y prend goût aux bonnes actions, et je m’en fais même une habitude depuis quelques années.

Smack!

mercredi 2 avril 2014

Les zieuteux de tiroirs


Je suis certaine qu'ils existent, les zieuteux de tiroirs à bobettes, pas de là à dire qu’ils vont les renifler, mais à ouvrir les caissons à tout le moins. Les fouilleurs de tiroirs, d’armoires, de pharmacie, de garde-manger… Les fureteurs de vie privée qui se sentent soudainement trop curieux quand les hôtes ont le dos tourné. J'ai déjà pogné une amie entrain de fouiller dans ma pharmacie. BOUM!

Vous en connaissez? Avez-vous déjà fait ça? Mes vlimeux, je suis sûre que oui. Moi, je l’avoue, j’ai déjà ouvert une pharmacie chez quelqu’un. Rapidement, je l’ai refermée, je me suis sentie « voyeuse » tout d’un coup. Je n’entre jamais dans une chambre des maîtres chez des amis, je trouve que c’est un lieu fort privé. À moins que vraiment on veuille me montrer la décoration, là peut-être que je ferai un pas… Je n’ouvre jamais un frigo quand je vais chez quelqu’un, pour moi c’est impoli, à moins qu’on m’y invite à le faire de force hahaha! 

J’en reviens à mes senteux de maison. Ils n’ont pas le pied mis dans le cadre de porte que ça renifle déjà ton intimité. Ça inspecte les moindres détails et ça attend leur première envie de pipi pour aller écornifler la pharmacie. Hein, il met du Hugo Boss, ah woinnnnnn?! Tiens, une crème de nuit Clarins, pfffff. C’est quoi ce pot de pilules là? Hmmmm, c’est peut-être des antidépresseurs? Je vais essayer de retenir le nom pour chercher ça. Ok, faut que je sorte là, ça fait trop longtemps que je suis aux toilettes, ça va commencer à être louche.

On le sait que vous aimez ça fouiller, ça se voit dans vos petits yeux. Vous nous parlez en regardant ailleurs. Allons, vous chercher quoi dans nos tiroirs, des potins pour le bureau? Notre couvre-lit est-il à la hauteur de vos attentes mes curieux? Mon frigo est-il assez en ordre pour vous?

Je vous détecte de loin moi, je vous dis juste ça de même!

mardi 1 avril 2014

Sauce aux tomates


Aujourd’hui est un jour bien spécial et vous ne le savez pas encore. Oui, c’est le premier avril, mais ce n’est pas seulement le mardi du poisson. C’est en ce 1er avril 2014 que je vous donne la possibilité de vous défouler rien qu’un petit peu.

On aurait tous l’envie de le faire un jour à un individu qui passe à la télé (ou ailleurs) nous donner des conseils, nous jouer de la grande démagogie, nous laver le cerveau de produits et de pubs mal-au-coeureuses. Vous savez, ceux qui viennent nous chanter la sérénade ou du pop pop radio qui sent la rose, nous dire qu’il faille voter pour l’un ou pour l’autre, que tel ou tel aliment n’est pas bon pour nous, que Brangelina est le couple parfait, qu'avec cette crème on va rajeunir de dix ans. Ceux qui sensationnalisent la nouvelle, qui martèlent le fait qu’il faut dénicher le gros emploi pour être quelqu’un, qu’on doit faire notre part pour faire rouler l’économie. Ceux qui nous disent la vérité, rien que la vérité, ouais right! 

Je parle ici de lancer une ou des tomates à quelqu’un qui vous tombe royalement sur les nerfs. N'importe qui de connu, qui vous énerve et vous fait lever le poil sur les bras. 

Quel sera l’heureux (se) élu (e) du jour? Vers qui dirigeriez-vous vos tomates Savoura et pourquoi?

Ok, je me lance.

J’hésite entre Richard Martinono ou encore le personnage de la pub télé de SSQ auto « Je note »!

Richard Martineau tiens. Richard, un homme avec beaucoup de culture et de répartie, certes. Richard que j’aime bien comme interviewer aux Francs-Tireurs, mais qui m’horrible au plus au point dans Franchement Martineau. Un analyste bas de gamme qui aime dénigrer le Québec à outrance, et jouer de sensationnalisme sur chacun de ses sujets. Démagogue avec une petitesse d’esprit qui fait parfois bien peur. Peur, car plusieurs gens boivent ses paroles. Voilà. À Monsieur Martineau, je lui enverrais facilement une grappe de tomates pour son show du midi à LCN qui plaît bien aux gueulards de salons.

J’ai hâte de vous lire!