lundi 3 juin 2019

Être célibataire à deux, est-ce que ça se peut?...







J’avais envie d’écrire sur la vie de célibataire puisque je le suis depuis quelques mois et que j’y ai pris goût. J’ai plusieurs fois été en couple et sur de longues périodes, mais depuis quelque temps, je vis le monde du célibat. Mes histoires d’antan ont toutes été magiques, à tel point que je me demande si je pourrai un jour retrouver l’EXTRAordinaire de ce que j’ai pu vivre par le passé. Les étincelles, la passion, les lettres d’amour, les écrits enflammés, la drague d’un mois à l’autre, d’une année à l’autre. Des fous rires intenses, des moments savoureux, des papillons au ventre.


Puis, je suis tombée sur un article d’Isabelle Tessier il y a quelques semaines de cela et ça m’a fait beaucoup réfléchir. Quand on est célibataire, évidemment, quelques rencontres s’amènent, la porte est désormais plus ouverte, on sent qu’on redevient libre comme l’air et que les folies et les envies sont permises. Je vois autour de moi beaucoup de filles et de garçons célibataires, les sites de rencontres sont innombrables, les jeux de la séduction fluctuent, mais reste que dans le fond… l’humain cherche et cherchera tout de même la personne spéciale pour lui. On cherche de la tendresse, car personne – à moins d’être sociopathe – ne peut vivre sans.


Il y a des rencontres de toutes sortes. Ça oscille entre la platitude jusqu’à l’extase. Le champ est large. Il y a beaucoup de belles et gentilles personnes sur cette planète, mais il y a aussi beaucoup de colons, cons, superficiels et désadaptés sociaux haha. On en voit passer des zizis pis des phrases de caves sur les sites et des duckface de pitoune aux faux sourcils, faux seins, faux ongles et faces snapchatées.


Au fil du temps, j’ai compris que le couple classique est parfois bien malheureux et que le célibataire peut aussi être heureux. Tsé, tout se peut. Il y a beaucoup de jugement des gens en couple versus le monde du célibat et vice-versa. Les uns jugent les autres et pourtant. Il y a autant de gens heureux seuls qu’en couple, mais il y a tellement de couples malheureux aussi, tout comme de gens célibataires.


À travers mon excentricité, mes élans passionnés, j’analyse beaucoup ce qui se passe autour de moi. Et il n’y a pas de situation parfaite. Trop de gens dépendants qui pensent s’aimer, mais qui ne s’aiment plus. Qui ne baisent plus. Qui ne se parlent pas de ce qui les agacent dans leur couple. Et puis il y a la surconsommation des réseaux sociaux qui mène à ne plus savoir c’est quoi avoir des émotions. Trop facile de commander une fille ou un gars à la maison. On en perd la beauté de la première rencontre.


Mais c’est quoi être bien avec quelqu’un aujourd’hui?


Dans tous les cas, … à mon âge vénérable, je me dis qu’il faut profiter du moment présent et ne pas trop forcer les choses. Il y a de ces gens que l’on rencontre et avec qui on aimerait que ça fonctionne, mais malencontreusement, à l’inverse, ils ne sont peut-être pas prêts. S’investir, se sentir en harmonie avec le fait de fréquenter quelqu’un n’est pas toujours chose facile lorsqu’on a des enfants, un boulot prenant, … On pense aussi, tristement, que tout doit être parfait en cliquant des doigts. Non! On oublie souvent que le temps est le meilleur des alliés. On doit y mettre quelques efforts, sortir de notre routine parfois devenue si confortable et ouvrir nos œillères.


Et pourquoi fréquenter quelqu’un ou être ‘’en couple’’ ne pourrait pas être apaisant, attirant, passionnant…


« J’ai envie qu’on parle dans le lit, le matin, de toutes sortes de trucs, mais que parfois, en après-midi, on décide de prendre chacun un chemin différent pour la journée. Et que si on s’éloigne, c’est donc pour mieux se retrouver et goûter à nouveau la présence de l’autre qui aura su attiser le désir. Parce qu'il/ qu’elle est unique en son genre, elle rêve de quelqu’un qui la rassure, qui pense à elle quoi qu’il arrive et qui soit dans la réciprocité : « J’ai envie (…) Que tu m’envoies des textos quand tu es saoul avec tes amis, que tu me dises n’importe quoi, juste pour t’assurer que moi aussi je pense à toi. » J’ai envie que tu me dragues par écrit, que tu m’écrives des missives, que tu m’invites à faire l’amour n’importe où en ville et qu’on se bidonne à rire des gens qui passent.


J’ai envie qu’on se mette à rire en faisant l’amour. Qu’on se mette à rire parce qu’on essaie des nouveaux trucs et que ça n’a juste pas d’allure. J’ai envie qu’on soit chez nos amis, que tu me prennes par la main et que tu m’emmènes dans une autre pièce parce que tu n’en peux plus et que tu as envie là de faire l’amour avec moi. J’ai envie d’essayer de rester silencieuse alors qu’il y a des oreilles qui pourraient nous entendre. Envie que tu me désires et que ça te fasse mal dans le ventre. Que lorsque tu penses à moi, tu n’arrives plus à te concentrer. Que tu m’envoies un clin d’œil et qu’on ait hâte de se voir pour assouvir nos désirs.


J’ai envie d’être surprise. De me faire dire : prends ton passeport, on part. Viens, ce soir, je t’amène au ciné. On va s’asseoir dans l’herbe et on se boit du rhum. Ok, la semaine prochaine, on va faire du canot. On se loue un chak et on passe la fin de semaine au lit et à prendre de petites marches emmitouflés.



J'ai envie d'être célibataire à deux avec toi. J'ai envie que tu ailles prendre une bière avec tes amis, que tu sois magané le lendemain matin et que tu me demandes quand même d'aller te rejoindre parce que tu as envie de m'avoir dans tes bras, en cuillère, en grognant. J'ai envie qu'on parle dans le lit le matin de toutes sortes de trucs, mais que parfois, en après-midi, on décide de prendre chacun un chemin différent pour la journée.








J'ai envie d'aller manger avec toi, que tu me fasses parler de moi, que tu parles de toi.


 J'ai envie qu'on imagine le loft de nos rêves, tout en sachant qu'on ne déménagera probablement jamais ensemble. Que tu me parles de tes projets qui n'ont ni queue, ni tête. De faire des trucs que je ne ferais pas avec un autre, parce qu'avec toi, j'ai confiance! De rentrer trop saoule après une bonne soirée avec les amis, baiser et se foutre de tout. Que tu me prennes le visage, que tu m'embrasses, que tu te serves de moi comme ton oreiller tellement tu me serres fort la nuit.



J'ai envie que tu aies ta vie. Que tu décides sur un coup de tête de partir en voyage quelques semaines. Que tu me laisses seule ici à m'ennuyer et à souhaiter avoir un petit pop-up de Facebook avec ta face qui me dit coucou.



J'ai envie de quelque chose qui sera à la fois simple et à la fois pas si simple. Quelque chose qui fera en sorte que je me poserai souvent des questions, mais que la minute où je serai dans la même pièce que toi, je saurai.


J'ai envie que tu me trouves belle, que tu sois fier de dire que nous sommes ensemble.


J'ai envie que tu me laisses marcher devant toi pour regarder mes fesses aller de gauche à droite. Que tu me laisses gratter les vitres de mon auto l'hiver parce que mes fesses gigotent et que ça te fait sourire.



J'ai envie d'être celle avec qui tu aimes faire l'amour et t'endormir. J'ai envie de vivre une vie de célibataire avec toi. Que notre vie de couple, soit l'équivalent de nos vies de célibataires actuelles, mais ensemble.


« J’ai envie de ne pas toujours être invitée dans tes soirées et j’ai envie de ne pas toujours t’inviter dans les miennes. Tout ça pour pouvoir te le raconter et t’entendre me raconter tes soirées le lendemain. »


Je sais, cette façon de concevoir la chose est pleine de danger!


L'amour qui transforme les impossibles en possibles et rend beaux, je le veux. La solidité d'une relation, des 'je t’aime', je t’adore, je les veux aussi.


Il faut créer la flamme. Ne pas être si égoïste, bien que l’être un peu n’est pas non plus la fin du monde.


Une vie de célibataire à deux, est-ce que ça se peut?


Et qui sait, voyager ensemble et se marier comme deux fous pour faire la fête avec tous ceux qu’on aime!!


Rêver!


 



 


jeudi 23 mai 2019

Joyeux anniversaire mon fils!


À cette heure-ci, il y a six ans, j’étais sur le point d’arracher la tête aux infirmières de l’hôpital Saint-Luc… Je ne savais pas que mon petit chou allait prendre encore quelques heures avant d’arriver.

 

Et le 23 mai, à 23 h 23, après 23 heures de travail, notre petit Milàn est né. Je ne sais pas si le chiffre 23 sera magique pour lui un jour, mais pour nous, son papa et moi, ce fut notre chiffre chanceux. Je venais de mettre au monde, une semaine après sa date prévue, le plus beau petit Tchèquo-québécois de la planète. Fidèle à ta personnalité, tu avais voulu mettre du punch à ta naissance petit tannant!

 

Effectivement, tu m’as donné du fil à retordre hahaha (mais non mon cœur) que même le médecin m’a qualifiée ‘’d’une force rarement vue dans sa carrière’’ hahaha, le lendemain de mon accouchement je pétais le feu. J’étais loin de me douter que Milàn ne ferait pas ses nuits avant des années LOL. Mes premières quatre saisons avec toi à la maison ont été fabuleuses. J’étais en grande forme, malgré l’insomnie et les mastites, j’ai eu le privilège d’avoir un congé de maternité magnifique. Nous sortions tous les jours nous promener, j’ai eu le privilège de t’allaiter facilement et ensemble, nous formions une belle symbiose.

 

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire mon petit Hulk. 6 ans. Tu remplis ma vie immensément de manière positive et fabuleuse. Chaque matin, je remercie la vie de m’avoir donné la chance de mettre au monde un petit bonhomme en santé, vif, dynamique, avec des yeux intelligents et curieux et une bette à croquer.

 

Je t’aime parce que tu me ramènes à l’essentiel : aimer et vivre le moment présent.

 

Je t’aime parce que je vois dans tes yeux ce que parfois j’oublie : les simplicités de la vie.

 

Je t’aime parce que tu me fais rire tous les jours, tu es tellement drôle et théâtral.

 

Je t’aime parce que tu es mon petit danseur et chanteur favori, quelle magie que de te voir être aussi ému par la musique.

 

Je t’aime parce que tes petites menottes me réconfortent même quand tu ne le sais pas. Quand ta main menue est dans la mienne, même si c’est moi qui est ta protectrice, au fond, tu me rassures aussi.

 

Je t’aime parce que tes yeux verts me rappellent le vert des yeux de ton papa et le mien aussi, quel beau mélange.

 

Je t’aime parce que tu as un sacré caractère et que tu es persuasif et allumé.

 

Je t’aime parce que tu es tellement beau avec tes petits cheveux couleur blé, tes joues dodues rouge santé, ton regard charmeur et ton petit look bien à toi.

 

Je t’aime parce que tu es mon partner in crime.

 

Je t’aime parce qu’ensemble on compte les escargots au parc, on mange de la glace à la crèmerie du coin et on photographie les bernaches.

 

Je t’aime parce que tu me fais la leçon de vie un peu trop souvent et que ça me fait bien rire.

 

Je t’aime parce que nos moments détente le soir sont les plus apaisants pour moi.

 

Je t’aime parce que tes compliments, au lever du jour, me donnent la force de continuer.

 

Tu sais Milàn, je fais de mon mieux. Pardonne parfois mon caractère de Caporal, mon manque de patience, les œufs brouillés vite faits un soir de semaine où je suis trop brûlée pour te cuisiner autre chose. Pardonne le fait que la maison est parfois un vrai fouillis. J’en arrache par bouts. Je manque de temps, je ne suis pas parfaite et j’aimerais faire mieux, mais je suis là pour m’améliorer et pour continuer d’apprendre. Je n’ai pas toujours les bons mots, je ne trouve pas toujours la force de jouer avec toi ou de te faire des petits plats méga santé, mais j’y donne tout mon cœur et un peu de fantaisie J À ma façon, j’essaie de saupoudrer ta vie de petites joies tous les jours. J’essaie tant bien que mal d’être la magicienne de ta vie d’enfant. Je veux que tu ne manques de rien. Tout ce que je souhaite, c’est te voir sourire chaque jour et te savoir en santé.

 

En te levant ce matin tu m’as dit : aujourd’hui maman, je suis plus grand, plus fort et plus sage. Tu te regardais dans le miroir pour voir si tu avais de nouveaux muscles hahaha. J’ai essayé de t’expliquer qu’on ne change pas aussi vite en une nuit, mais dans ta tête de petit bonhomme de six ans, tu es persuadé que oui. Alors ok mon fils, tu es certainement plus vieux, mais peut-être pas plus sage hahaha. Tu as en toi une belle folie, des expressions si particulières, tu es déjà fascinant… Je n’ose même pas imaginer à quel point tu grandiras avec charme et panache. Un peu comme ta mère hahahaha (blague… le papa est charmant aussi LOL)!

 

Dans tous les cas, merci de mettre autant de couleurs dans ma vie. Celle que nous, les adultes, trouvons parfois bien fade et grise. Reste toi-même, ne deviens pas le moule que la société impose, libère-toi de tout ce qui ne résonne pas avec ce que tu es, prends la vie doucement, calmement, sans trop de souci pour le futur (on va y travailler ensemble), laisse-toi guider par le vent du jour, ne regarde pas en arrière, ce n’est pas là que tu vas.

 

Et garde ton sourire grandiose. Celui qui égaie chaque seconde de ma vie.

 

Bonne fête mon petit lapin!

 

Maman















mardi 1 janvier 2019

Sortir ses vidanges


Ça c'est moi! Fabuleuse (haha) femme à la pony tail jamais parfaite et au look semi-sportif/semi-fashion victim qui sort ses poubelles de 2018. Vous me direz qu'en un an, le ''truck'' à vidanges est passé plus d'une fois, certes, mais faut croire qu'il y avait certaines choses que je n'osais pas jeter. 

Il y a à peine quelques jours de cela, je l'avoue, j'ai perdu pied. C'est pas facile avouer qu'on s'est brisé et le partager aux siens tel un crieur public du Moyen Âge : Oyé Oyé, braves gens, je viens de m'effondrer. PAF après quelques doubles doubles piqués, je me suis cassé la gueule sur la glace.

J'ai regardé autour de moi et... pratiquement personne dans l'arena. À part quelques-uns qui ont toujours été et sauront toujours là pour me voir gagner des médailles, tomber et me relever. Parents, amis précieux, mentors, ... J'ai regardé partout dans les estrades, les yeux mouillés plissés - parce qu'il y a des gens que j'aurais aimé voir - mais ils n'y étaient pas. Leur en vouloir? Non! Parce que les gens ont leur propre vie à vivre, leurs propres défis, leurs propres peines et problèmes et qu'ils en ont rien à foutre parfois de s'attarder aux chutes des autres. Et ça, c'est ben correct! 

Et je me suis dit fuck, quand bien même il y aurait juste une personne qui pense à moi avec affection dans ce putain de monde et bien je serais fortunée (parole de Mö). J'ai tellement pleuré depuis des jours que je ne sais plus s'il reste le 80 % d'eau qui compose mon corps. Comme si, à l'arrivée de la Babička de mon fils au Québec pour deux semaines, je me suis dit ok Karine, tu peux lâcher les rennes, effondre-toi et tu peux enfin souffler. 

Mon année a été en grande partie composée de marde! D'une grosse montagne de fumier puant. Et je me suis mise à réfléchir pourquoi, cette merde venait de qui, d'où, de comment? En fait, après mûre réflexion, elle venait principalement de mes pensées. De moi-même! Incroyable, mais vrai. 


Évidemment, pour les gens plus proches de mon entourage, certains diront ouais mais putain Karine, tu l'as pas eu facile depuis un méchant bout de temps. Vous n'avez pas tord. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais après m'être assise avec moi-même au milieu de mon lit KING à pleurer comme une Madeleine ma fatigue, ma peine, mon incompréhension, mes souffrances, j'ai compris que mon état était principalement créé par moi. 

Les vidanges ne sont pas nécessairement les débris d'autrui que je dois sortir, mais mes propres ordures. Une métaphore du ménage que je dois faire dans ma tête, dans mon coeur et dans ma tête. Faire le vide pour faire le plein. C'est-à-dire ne plus être à la recherche de tout et de rien. Apprécier ce que j'ai. Arrêter de vouloir être mieux, parfaite, plus belle, plus gentille, d'être aimée pour qui je suis, de faire plaisir, de donner au-delà de mes capacités, de surconsommer, d'accepter l'inacceptable en me laissant chavirer par mes émotions. Nous avons la capacité de nous autodétruire tellement facilement. C'est fou comme on a la capacité de se faire du mal en pensant trop. 

Je me suis également rendue compte que j'étais beaucoup dans l'attente. Dans l'attente d'avoir le job rêvé, d'être mieux roulé, d'être plus en forme, de rencontrer la grande passion, d'être envoûtée, dans l'attente d'avoir plus de ci et plus de ça et puis encore bien des choses. Et le désir d'être parfaite dans tout ce que je fais, d'être ailleurs trop souvent, et de voyager partout, le désir de m'acheter ci et ça, de plaire à outrance, de donner plus que je peux, d'être la Strong Woman qui ne fléchit pas...

Je ne suis pas gênée aujourd'hui de dire que j'ai mis un genou à terre, que celui-ci tremblotait même, mais que là, je viens de me relever un peu tout croche, mais je suis debout. C'est dérangeant aujourd'hui d'exposer sa douceur et sa tendresse, sa fragilité, dans un monde violent, égoïste, nombriliste et fasciné par le superficiel. Dans un monde où les gens recherchent les plaisirs du corps à outrance et la gratification psychologique parce qu'ils croient que ça les rendra plus heureux ou libérés. J'en fais partie aussi. Dans ce monde de technologie rendu trop froid, je n'ai pas peur de vous dire que ça arrive parfois de s'avachir et d'avoir envie de rester en boule et de vomir sa peine et son angoisse. 

Je connais mon pouvoir. Le pouvoir de la gratitude et le pouvoir des mots. J'ai envie de choisir qui va m'entourer en 2019. ''I'm not too old and it's not too late!'' Il faut avoir le courage de changer ce qui ne va pas dans sa vie, c'est vraiment pas facile changer ses habitudes et mettre un X sur certaines choses. 

Alors aujourd'hui, premier jour de l'An 2019, j'ai été écouter le vent au parc et il m'a parlé. 



Il m'a dit : Sors tes vidanges Karine et criss ça au chemin! Je me souhaite une année douce, de prendre les choses tranquillement, d'accepter que je ne peux pas contrôler autrui, ni les rescaper... D'être douce avec moi-même, de cultiver ma belle énergie... Je me souhaite du vent dans les cheveux, des fleurs sur mon balcon, des éclats de rire avec les gens que j'aime, de bons rhums arrosés de lime, des guiliguilis de mon fils, des baisers langoureux, des jouissances exaltantes, du soleil dans mon coeur, des voyages dans d'autres pays oui, mais aussi des voyages au bout de moi-même...

Qui m'aime me suive haha!

Merci aux ''êtres qui m'entourent, qui me touchent plus que d'autres, sans doute parce que, sans que nous le sachions nous-mêmes, ils portent en eux une partie de ce qui nous manque!''


BONNE ET HEUREUSE ANNÉE à tous ceux que j'aime!
Ma famille, mes amis, mes collègues
À mon fils Milàn, mon petit amour, mon acolyte, ma raison de me relever, à mon partenaire de boxe, mon clown, mon petit rêveur...
Ma petite (grande) soeur
À mon coach et ami
À ceux qui sont arrivés dans ma vie en 2018 et que j'adore!
À ceux qui en sont sortis... merci quand même d'être passé!

SANTÉ et PAIX
Karine xx








mardi 27 novembre 2018

Pars Novembre


Triste mois où les coquelicots vermeils ressuscitent des cendres.

Mois où règnent les premiers frissons, les derniers essoufflements de l’année.

Les jours baissent, inéluctablement.
Le bagage de courage presque vide.

Onzième mois, le plus haletant.

De tous les matins qui soient, les plus incertains, les plus sombres, les plus mélancoliques.

Novembre empoigne les bronches, fait tousser les cœurs, réveille les alcooliques.
On se manque, en novembre.

On s’isole, sans boussole.

On pleure, en silence.
Les marchands de déprime vendent de la mélancolie, de la nostalgie, et des larmes glacées.
Le mois des brumes, de l’amertume, qui déplume.

Novembre des rhumatismes, qui décoiffe, qui cerne et qui gèle.

Où sont passés les « Je t’aime »?

Qui s’épouse en novembre?
L’imagination emprisonnée entre deux eaux chaudes citronnées.

Et que les petits nez reniflent, pendant que les oiseaux ne sifflent. Plus.

Tu nous démembres, Novembre!
Pars novembre, à la course.

Get out!

lundi 10 septembre 2018

Bonne journée mon coeur, à tout à l'heure!

Il n'y a pas si longtemps, il me semble, je déposais mon petit chou à la garderie pour sa première journée dans les bras d'une dame qui m'était totalement inconnue. En fermant la porte derrière moi, mes yeux devinrent des rivières. Je marchais sur le trottoir et j'entendais mon enfant pleurer, je me demandais s'il allait me pardonner un jour de l'avoir abandonné si tôt aux mains d'une dame étrangère. 

Et puis les jours filèrent à la vitesse d'une météorite. Les pleurs avaient fait place aux larges sourires, mon coeur devint plus léger au fil du temps et mes yeux lumineux. Je savais mon fils en protection, que lorsque je le déposais à la garderie le matin, il se sentait comme chez lui. Là-bas, il est passé des gazouillis aux premiers balbutiements. Et il y a eu le baragouinage des premières syllabes et la jasette des premiers mots. Puis les petits petons ont marché, couru et finalement tu as tourné les talons à la garderie. 

Tu es parti en souriant, sans pleurer cette fois-ci. En remerciant ton éducatrice pour tout, en lui offrant le plus beau des câlins. 

Une page se tournait. Une autre.

Désormais, j'allais devoir dire au revoir encore une fois à mon petit bonhomme, qui s'adonnera à l'univers de l'école. Mon fils quittera le monde des bébés pour de bon. Je veux pas que ça se termine moi, la période des câlins-bisous, je veux pas te voir grandir et devenir plus grand que moi, je ne veux pas que tes petites mains frêles deviennent fortes et robustes. J'aimerais que tu restes éternellement mon petit coeur adoré et que je sois toujours au premier rang dans ta vie. 

Mais c'est comme ça. Il y aura tout plein de premières fois, oui comme cette première journée du primaire où tu m'as tenu la main si fort. Tes yeux ne pleuraient pas, mais j'y voyais beaucoup d'angoisse. Je décelais en toi cette peur qui m'habitait aussi. L'inconnu. Au fond de moi, j'avais une putain de trouille que je ne voulais pas laisser transparaître. Ce jour-là, de première maternelle, j'étais ton roc et je sais que je le serai encore pour plein d'autres étapes de ta vie. 


Je t'ai souhaité une bonne journée mon coeur. Tes petites mains agrippées au grillage, ne voulant pas que je te quitte encore une fois, m'ont refait vivre ton premier jour à la garderie. Je ravalais mes larmes. J'ai dû partir pour te laisser affronter cette nouvelle route. Plus tard, tu comprendras qu'il fallait que j'agisse ainsi. 

Le fait que tu me demandes une bonne dizaine de fois si j'allais revenir te chercher dénotait que toi aussi, dans ta jeune tête, tu te posais mille et une questions. Je te confiais à un autre monde, celui des enfants naifs, sensibles, méchants, allumés, dégourdis, particuliers, intelligents. Je te livrais au monde de l'enseignement qui je l'espère saura t'enseigner l'honnêteté, la droiture, le respect, l'authenticité...

Tu sais parce que oui, tu es authentique Milàn. Du haut de tes quelques pommes, avec tes yeux verts en amandes vifs et intelligents, je sais que tu sauras faire ton petit bonhomme de chemin. Tu es ma plus grande fierté et celle de ton père aussi. Quand on te voit nous envoyer la main, debout dans le rang, à nous sourire à la fois inquiet et confiant, je reste craintive, mais assurée que tout ira bien. Parce que je vais te donner tout l'amour possible qui puisse t'aider à grandir magnifiquement, parce que je vais te border encore tous les soirs jusqu'à temps que tu en aies marre, parce que je vais te tenir la main tant et aussi longtemps que tu le voudras. Parce que Milan, je serai là pour toi à chaque instant de ta vie et ce, même lorsque tu feras dans les 6 pieds et que tu seras à ton tour papa. Parce que mon fils, je connais ta valeur et que je connais la mienne et qu'ensemble, on franchira une à une les étapes la tête bien haute et le corps bien droit. Et parce que je t'aime mon enfant... tout simplement. 

Bonne journée mon petit coeur, je viendrai te chercher tout à l'heure xx





mercredi 13 décembre 2017

L'accro

J'ai consommé pour être heureux et je suis devenu malheureux
J'ai consommé pour être joyeux et je suis devenu misérable
J'ai consommé pour être sociable et je suis devenu chicaneur
J'ai consommé pour avoir l'air sophistiqué et je suis devenu insupportable

J'ai consommé pour me faire des amis et je me suis fait des ennemis
J'ai consommé pour dormir et je me suis réveillé fatigué
J'ai consommé pour être fort et je me suis senti faible
J'ai consommé pour relaxer et j'ai eu la tremblote

J'ai consommé pour être courageux et je suis devenu peureux
J'ai consommé pour avoir confiance en moi et je me suis mis à douter de moi-même
J'ai consommé pour avoir plus de conversation et je me suis mis à bafouiller

J'ai consommé pour me sentir au paradis et j'ai fini en enfer

Auteur inconnu

dimanche 22 octobre 2017

40 balais!

Et oui, c'est aujourd'hui que j'atteins la quarantaine, comme un coup de fouet en pleine gueule! Cela fait un bail que je la vois venir de loin, cette dizaine qui m'effraie.

Il y en a pour qui c'est un chiffre comme un autre. Moi, non! Quand je pense à quadragénaire, je pense à la moitié de ma vie passée. Là-dessus, il m'en reste peut-être 15 ou 20 à être assez active pour faire des voyages et vivre en santé. Après quoi, tu tombes sur le décan et tu t'alignes vers le relâchement des sphincters.



En lisant ceci tu te dis : ''ok elle est folle!''

Non! Juste réaliste.

''Oui, mais tu es jeune dans ton coeur Karine!''

Ok, oui, pis!? Je ne vois pas ce qu'il y a de trippant à vieillir. Il faudrait qu'on m'explique.
Oublier de plus en plus ses affaires, avoir de plus en plus de bobos, prendre de plus en plus de pilules, vivre de moins en moins de Noël, devenir de plus en plus sénile, chercher son dentier partout et se rendre compte que le chien est partie avec...

''Ouais, mais il y a des gens en super santé à 80 ans.''

Ah ouais, quoi 1 sur 10. Et tu fais quoi à 80 ans à part regarder par la fenêtre pis manger du mou en pyjama?

Réglons certaines choses...

Quarante printemps et quelques pattes d'oies en sus, une séparation, deux pêches molles dans le tricot, pas de maison, pas de chien, pas de compte en banque mirobolant, où m'en vais-je?

Fille, mère, amie... exigeante, Hitlérienne, contrôlante, intense, mais drôle! Bon!

Amante... pleine de qualités hahaha!

Est-ce que je me sens plus sereine? Pentoute.

Plus sexy? No way!

Est-ce que je fais de la gymnastique du visage comme le propose tous les magazines féminin? Qossé ça!



Je portes-tu des spanx? Ben oui parfois bon!!




Est-ce que j'ai la même motivation que JLO qui travaille fort pour avoir un popotin d'enfer? Aucunement


Ai-je le même sourire heureux que Julia Roberts? Hummm non!



Ces choses-là sont réglées.

Va péter Ferland!

''C'est à trente ans que les femmes sont belles.
Avant elles sont jolies
Après ça dépend d'elles.''

Après ça dépend d'elles...???? Aie chose, tu voulais juste trouver une rimette à ''belles''. Ça juste pas de sens cette chanson-là finalement.

Un nouveau chapitre, mais toujours la même!

Changes-t'on vraiment au cours des années, j'en doute. S'améliorer, certainement. S'endurcir, oui. S'en câlisser, un peu plus.

Je me revois à 25 ans, avec mon amie Carole, nous étions déterminée à aller nous acheter une crème anti-rides. On commençait à se trouver vieilles hahaha. Aujourd'hui, 15 ans plus tard, je ne porte pas de crème antirides, mais Carole est toujours dans ma vie. Je suis restée la même, avec la même capacité d'émerveillement, de folie, de taquinerie. J'ai le même humour, le même talent de comédienne et je suis furieusement heureuse d'être en vie. Je fréquente les ténèbres de temps à autres, souvent en passant par les problèmes de l'autre, mais j'aspire toujours faire du hiking sur un arc-en-ciel, soit entre la pluie et le soleil.

J'ai pas souvent la trouille. Quand je l'ai, c'est que j'ai peur de moi-même. De mon angoisse. Je me mets souvent dans la peau de GI Jane ou de Wonder Woman pour affronter mon quotidien, c'est ce qui me fait garder le pied dans la barque. Je me revois souvent au primaire, au secondaire, même caractère fonceuse, rough, franche, directe. Au cours des années, je n'ai jamais changée d'attitude ou de personnalité, mon mot d'ordre : authenticité.



J'imagine que sur le chemin de la vie, entre deux rides et taches brunes, je resterai la même.

Et si c'était un nouveau tournant...

Je ne sais pas. Peut-être que c'est ce que je souhaite. À 40 ans, c'est la remise en questions. Je n'ai plus envie que personne s'accroche à mes basques ou qu'on me suce le sang. Les couples se séparent, les célibataires s'endurcissent, Tinder fait des ravages. On baise, on fourre, on exulte les démons intérieurs.

Moi j'ai envie de vivre. Tranquillement. Je recherche la paix. Oui la paix. Je suis une automate chaque matin de ma vie en me rendant au travail, certes, mais pas une automate comme les autres. Parce que je suis moi. Que j'ai cette force qui me caractérise et une résilience hors du commun (il paraît). Je vais continuer de marcher la rage entre les dents, mais avec une écharpe légère autour du cou. Douce. Parfumée de mes cheveux longs naturels qui sentent le miel. J'avancerai avec du baume sur mes lèvres comme je le porte depuis le secondaire. Gênée.

Je vais essayer de me préparer davantage au bonheur qu'au chagrin.

Je n'ai jamais cru aux princesses et au château. Encore moins au mariage. J'y croirai pas davantage après 40 ans.

Je ne refuserai plus l'aide des autres.

Je vais continuer de faire rire mes amies.

À 40 ans, je n'accepterai plus l'inacceptable.

Que les ''médisseux'' et les connards qui m'entourent se carrent un cornichon dans le cul.

Je prendrai soin de mon fils, du père de mon fils, de ma famille et de mes amis (es) chaque jour et à jamais.

Je ne volerai plus de sac de crottes de fromage à l'épicerie (hahahaha, ben non c'est arrivé 2 x par inadvertance).

J'ai été écorché vive plusieurs fois, mais y'a personne ni rien qui va me coucher par terre.

À 40 ans, je ne cesserai pas de m'acheter des robes et je garderai ma tignasse longue. C'est pas pour toute suite le look de matante.

Je continuerai de peindre mon quotidien à ma façon, avec de petites touches originales, parce que j'aime sortir du lot.

Je resterai l'amie de la nature et je me promet de m'y rapprocher un peu plus chaque jour.

Je fais la promesse de ne jamais sortir avec un chasseur qui se fait prendre en photo avec la bête morte. Putain non!

À 40 ans, j'apprécierai un peu plus chaque jour mon corps. Je l'aimerai. J'en prendrai soin et je me trouverai belle.

Bref, à 40 balais, la Karine que vous connaissez restera la même, coûte que coûte. Je suis la seule responsable de ma vie. J'ai pas envie de devenir prisonnière de mon quotidien. Je serai l'artisane de mon bonheur. Je me redresserai quand ça sera le temps. Avec votre aide, au besoin. Je serai là pour vous. Parce que je vous aime. Je vais inventer de belles folies et créer de belles joies autour de moi et... si je meurs, chantez-moi Ave Maria.

Je me souhaite une quarantaine heureuse. Douce. Sans trop de ravages au corps et à l'âme. Et j'espère que vous ferai partie des autres printemps de ma vie qui suivront.

Entrer dans la valse

''Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.''

40 balais putain!