De bon matin, la la la la hum humm poum poum poum, j'arrive au travail, l'air guilleret.
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ayoye as-tu passé la nuit sur la corde à linge?
Moi surprise : Heu NON, pourquoi?
Moi en silence : Va dont chier toé, c'est quoi st'e question-là à matin.
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : T'as vraiment l'air pockée. Es-tu fatiguée?
Moi me tournant les yeux discrètement : Ben non, j'ai super bien dormi pour une fois... poum poum poum la la la, tralala.
Moi en silence : Hey chose, vas donc voir ailleurs si j'y suis, je t'ai tu sonné moi à matin !!!! Bravo le savoir-vivre.
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ah c'est juste que t'as vraiment l'air brûlé?
Moi exacerbée : Non non là. Ça va...
Moi en silence : Ostie, vas-tu déguerpir de mon bureau pis aller te regarder une minute dans le miroir pour voir que tu fais crissement dur toi-même !!! Tu m'ÉNARVES. Ouste!
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ah ça arrive des fois d'avoir l'air fatigué même si on a bien dormi. On est pas mal tous cernés l'hiver. Moi c'est pas trop pire, je dors bien.
Moi à boutttttte : Woin ben oui, je vais aller me chercher un café, excuse là.
Moi en silence : Faut que je trouve un moyen de me sauver. Ostie de tête à claques qui ne comprends pas que ce genre de phrase ne se dit pas. T'es-tu regardé 2 secondes, on dirait que t'as fait des frites avec tes cheveux!
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Tu fais bien, un café ça fait du bien, ça réveille. Ça va te donner un peu de boost. T'as tellement de petits yeux.
Moi sur un ton gentillet près de l'explosion : Voyons là, je suis en pleine forme, merci de me casser le moral à matin hihi.
Moi en silence : Je vais te booster le nez si tu continues à me parler. Fly de là, envoye, go! Dégages!
Le/la collègue qui sait pas vivre : Ah tiens je pense que je vais aller me chercher un café avec toi. Ça va me faire du bien, même si je pète le feu MOI ce matin.
Moi en mode stratégie : Ah r'garde je vais y aller un peu plus tard, je vais prendre mes courriels là. Ok????!!!!! Bonne journée.
Moi en silence : Si tu ne t'évades pas de mon cubicule d'ici 30 secondes, je me lève pis jt'étampes dans le mur.
Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ok, je vais attendre à plus tard moi aussi pour y aller avec toi. Bon ben courage là, endors-toi pas d'ici là hahahahahahaha!
Moi tout sourire : Ok bye!
Moi en silence : Soupirrrrrrrrrrrrrrrrrrr, ostie d'épais/se.
Tu m'auras pas, non tu ne gâcheras pas ma journée toi là. NON NON NON! Oh que non. Va vomir ta mauvaise énergie ailleurs.
La puissance de la parole des autres nous affecte comme de la magie noire. Ne l'acceptez pas. Ça vous détruira.
jeudi 27 février 2014
mercredi 19 février 2014
À la Place des Cardeurs
Un début de soirée hivernale où le soleil était encore bien accroché au ciel, à Aix-en-Provence.
Un 14 février, y'avait de l'amour dans l'air.
C'était il y a dix ans, à la Place des Cardeurs...
À tout rompre, battait mon coeur.
Les Aixois passaient à mes côtés, la tête perchée dans leur hautaine attitude.
J'étais différente. Le Québec aux tripes. J'étais en voyage, la badinerie au ventre.
Et l'invitation est arrivée. Un texto délivré à l'impromptu dans ma vie : "Et si je t'amenais souper ce soir?!"
Sans réfléchir, un "pourquoi pas". J'ai dis oui à ces yeux verts intrigants, mystérieux, intelligents, malheureux même.
J'étais loin d'imaginer que tu allais peindre mon futur. Une partie de ma vie en gouache et aquarelle.
Que tu allais la rendre belle ma vie, immensément belle, mais aussi difficile, parfois.
Ce soir là, à la Place des Cardeurs, j'ai vu ce petit pétillement dans ton oeil. Une étincelle qu'on perçoit rarement. Une bonté innée.
J'ai le souvenir que tu avais été à la hauteur, plus grand que nature. Dans toute ta simplicité. Authentique, comme il ne s'en fait plus.
Une atmosphère particulière régnait sur Aix. Et j'avais mis du violet sur mes paupières.
Et un vent d'amour s'est levé pour passer par là. C'était il y a dix ans...
À la Place des Cardeurs.
Un 14 février, y'avait de l'amour dans l'air.
C'était il y a dix ans, à la Place des Cardeurs...
À tout rompre, battait mon coeur.
Les Aixois passaient à mes côtés, la tête perchée dans leur hautaine attitude.
J'étais différente. Le Québec aux tripes. J'étais en voyage, la badinerie au ventre.
Et l'invitation est arrivée. Un texto délivré à l'impromptu dans ma vie : "Et si je t'amenais souper ce soir?!"
Sans réfléchir, un "pourquoi pas". J'ai dis oui à ces yeux verts intrigants, mystérieux, intelligents, malheureux même.
J'étais loin d'imaginer que tu allais peindre mon futur. Une partie de ma vie en gouache et aquarelle.
Que tu allais la rendre belle ma vie, immensément belle, mais aussi difficile, parfois.
Ce soir là, à la Place des Cardeurs, j'ai vu ce petit pétillement dans ton oeil. Une étincelle qu'on perçoit rarement. Une bonté innée.
J'ai le souvenir que tu avais été à la hauteur, plus grand que nature. Dans toute ta simplicité. Authentique, comme il ne s'en fait plus.
Une atmosphère particulière régnait sur Aix. Et j'avais mis du violet sur mes paupières.
Et un vent d'amour s'est levé pour passer par là. C'était il y a dix ans...
À la Place des Cardeurs.
lundi 10 février 2014
Feu Feu joli feu entre dans ma vie!
Quand j'ai découvert le feu de camp Illico sur la chaîne 553, j'ai failli calancher en criant ma joie. Je l'écoute crépiter all day long. Mon regard s'y perd, vous savez comme lorsqu'on regarde attentivement un feu de camp, à la fin d'un party sur le bord de la grève, une bière entre les jambes.
J'en viens même parfois à croire que je relaxe devant un vrai feu et que je suis en vacances dans un chalet - avec l'eau courante. Oui parce que pour moi est fini le temps de tripper monter une tente dans le bois et courir la nuit pisser à travers les branches. Pas que je suis devenue princesse avec les années, mais j'ai tendance à aimer mon petit confort à 36 ans. Ne m'appelez pas pour un weekend de camping sauvage, ce sera un non catégorique.
Quand je syntonise le feu de camp, plus rien n'existe. Mon petit est couché, mon chum au sport, ne reste plus que mon blog et moi. J'en viens même à avoir l'envie d'aller m'acheter des guimauves et faire semblant que je m'en fais brûler, les pieds sur le divan. Je pourrais me faire surprendre par qui? Par mes amis imaginaires (j'en ai plusieurs), mais eux, ils se sont déjà joints à moi autour du feu :)
Quand tu détiens la rêverie grande, facile de partir ailleurs dans sa tête et de rêver être assise dans un chak, en pyjama en flanelle, à se faire dorer une guimauve s'ul feu de camp. À boire un verre de vin. En lisant un bon roman. En chantonnant Heureux d'un printemps - en plein hiver.
Tiens, on vient d'y ajouter d'la bûche. C'est fou pareille, y'a même des tisons qui volent dans la télé.
Belle petite vie pathétique, me direz-vous??!! Quoi? Pardon?
Une vie pathétique, moi?! Oh nonnnnnnnn. Quand t'es capable de t'évader de la sorte et de partir l'espace d'un instant t'asseoir devant un feu de camp, y sentir sa chaleur, sa bienfaisance sur toi et d'y humer même le brasier pour t'y conforter, c'est que tu as une facilité au bonheur. Et une imagination démesurée.
Entre dans ma vie!
J'en viens même parfois à croire que je relaxe devant un vrai feu et que je suis en vacances dans un chalet - avec l'eau courante. Oui parce que pour moi est fini le temps de tripper monter une tente dans le bois et courir la nuit pisser à travers les branches. Pas que je suis devenue princesse avec les années, mais j'ai tendance à aimer mon petit confort à 36 ans. Ne m'appelez pas pour un weekend de camping sauvage, ce sera un non catégorique.
Quand je syntonise le feu de camp, plus rien n'existe. Mon petit est couché, mon chum au sport, ne reste plus que mon blog et moi. J'en viens même à avoir l'envie d'aller m'acheter des guimauves et faire semblant que je m'en fais brûler, les pieds sur le divan. Je pourrais me faire surprendre par qui? Par mes amis imaginaires (j'en ai plusieurs), mais eux, ils se sont déjà joints à moi autour du feu :)
Quand tu détiens la rêverie grande, facile de partir ailleurs dans sa tête et de rêver être assise dans un chak, en pyjama en flanelle, à se faire dorer une guimauve s'ul feu de camp. À boire un verre de vin. En lisant un bon roman. En chantonnant Heureux d'un printemps - en plein hiver.
Tiens, on vient d'y ajouter d'la bûche. C'est fou pareille, y'a même des tisons qui volent dans la télé.
Belle petite vie pathétique, me direz-vous??!! Quoi? Pardon?
Une vie pathétique, moi?! Oh nonnnnnnnn. Quand t'es capable de t'évader de la sorte et de partir l'espace d'un instant t'asseoir devant un feu de camp, y sentir sa chaleur, sa bienfaisance sur toi et d'y humer même le brasier pour t'y conforter, c'est que tu as une facilité au bonheur. Et une imagination démesurée.
Entre dans ma vie!
vendredi 24 janvier 2014
Mon ciel
Il est goûteux quand je croque une fraise sucrée ou que je dévore une tarte à la lime.
« Ça goûte le ciel », comme le chante si souvent ma meilleure amie lorsqu’elle embrasse un tartare.
J’ai l’impression qu’il me comprend, surtout ces temps-ci. Qu’il pleure lorsque je m’isole et qu’il me sourit lorsque je rayonne.
Il me regarde sans relâche, qu’il soit noir, gris, bleu ou rosé. Il s’émeut facilement, d’une nature à l’autre. Il accepte ses amis les nuages, sans jalousie, il partage son espace, sans contredit.
Il accueille aussi le soleil, peut-être trop rarement, il l'héberge avec joie. Entre le bleu azur et le jaune bouton d’or qui s’entrelacent, ici, les sourires se multiplient.
Quand je te regarde, couchée dans l’herbe, ma tête sur l’épaule de mon épris ou encore, seule, assise là où je le peux, j’aimerais te toucher, pour sentir ta vulnérabilité. Autant tu sembles doux, autant parfois tu me fais peur. Quand tu sors tes griffes électrisantes et ton tonnerre qui tousse, je crains tes émotions ravageuses.
Quand tu es gris même blanc et que tu laisse tomber des larmes de métal qui se cristallisent au sol, ça me rend plutôt songeuse, j’hiberne parfois. Puis, quand tu deviens lilas, orange ou rosé comme le bon vin léger de la Provence, tu enivres mon cœur et fais exploser ma personnalité.
Quand les beaux jours font places aux jours plus fiels, certains te détestent. Ils devraient plutôt y reconnaître ta tristesse ou ton besoin de pleurer. Mais sèche vite tes pleurs, car la folie des malheureux ici-bas est capricieuse. Ça risque de les rendrent encore plus désespérés qu’ils ne le sont. Plus ton « ciel est dégagé », plus l’humain est heureux. Pourtant, ils ne devraient pas juste compter sur toi.
Puis, quand tu sors ta robe noire, brillante de milles étoiles, je sais que tu vas danser… Et nous aussi. C’est l’heure des sorties, des enivrements, des ébats, des rêveries.
jeudi 8 août 2013
Mon voisin, ce pianiste
J'ai envie de vous partager cette histoire. Non pas pour me vanter, pour passer pour l'héroïne de mon quartier ou pour une marchande de bonheur, mais afin de vous dire qu'il est parfois bon de suivre ses intuitions et de donner sans rien recevoir. D'offrir, avec plaisir. Je suis une personne très émotive et il m'est arrivé plusieurs fois de vivre ce genre de choses, en rendant service ou en faisant plaisir à quelqu'un.
Voici cette belle et triste courte histoire.
J'avais un voisin, au sous-sol de mon immeuble. Il y habitait depuis plus de 30 ans. Je ne l'avais jamais vu depuis que je vis ici. Il vivait seul, malade, personne ne l'avait visité depuis plus de 20 ans si ce n'est que la personne qui vient lui faire son ménage de temps en temps et lui apporter quelques victuailles. Parole de mon propriétaire. Il est "Seul au monde" comme le titre du film.
Ça faisait un bon bout que je me disais, je dois aller le voir, ça me brisait le coeur de savoir qu'habitait près de nous un vieux monsieur sans ami, sans famille (sa fille ne lui avait plus rendu visite depuis 25 ans environ). Malade en sus.
Je me suis décidée après en avoir parlé pendant longtemps, d'aller, ce jour-là, lui acheter un bon tiramisu et cogner à sa porte. C'était un jour d'août, soleil ardent. Sa porte moustiquaire était entre-ouverte, je cogne plusieurs fois et m'élance : Monsieur, je suis votre voisine du dernier étage, vous savez la petite madame avec le petit bébé! Il ne vient pas, je recogne. Puis soudain, je vois apparaître ce vieux monsieur, 85 ans, démuni, négligé, malade, tremblotant, les yeux tristes, les traits tirés, vêtu d'une vieille robe de chambre brune usée. Le coeur m'a fait trois tours, mais je lui ai souris tout de suite sans laisser paraître ma peine et mon étonnement.
" Bonjour monsieur, c'est moi votre voisine, nous n'avons jamais fait connaissance et je viens vous dire bonjour et vous apporter un bon gâteau. Dégustez-le, savourez-le, ça me fait plaisir. Je vous souhaite une belle matinée. À bientôt."
Mon voisin : " Bonjour... Mais vous êtes dont bien gentille. Merci, vous êtes dont bien gentille. Vous êtes dont bien gentille madame. Bonne journée, merci." - Me dit-il d'une voix tremblante. Il prit le gâteau dans ses petites mains frêles, vieilles et craintives. Il m'a sourit de ses yeux bleutés, meurtris.
Je suis revenue chez-moi et j'ai pleuré. Mon chum m'a serré fort et il m'a dit bravo ma chérie, tu as bien fait d'y aller, ça lui a sûrement fait un énorme plaisir.
Lundi suivant. Journée sous le soleil, toujours ardent. L'ambulance est là. La police aussi. Mon voisin est décédé. Ce petit monsieur habitant ici depuis plus de 30 ans est mort, tout fin seul. Je suis dévastée.
Ce jour-là, je fus la dernière personne qui l'ait vu avant qu'il se rende aux étoiles. Je lui ai fais plaisir. Il n'avait pas eu de visite depuis des années lumières. Je l'ai vu dans ses yeux ce matin-là que je le rendais heureux de ma visite.
Bizarre aussi que la semaine avant que je ne frappe à sa porte, sans jamais l'avoir vu, j'ai pensé qu'il allait bientôt mourir. J'ai été porter par mes émotions, mon intuition. J'avais décidé d'offrir une petite parcelle de bonheur à quelqu'un et c'était à lui que je voulais donner mon sourire ce jour-là.
J'ose espérer que je l'ai rendu heureux l'espace d'un instant. Je ne connais pas son prénom, mais j'ai désormais encrés dans ma mémoire ses petits yeux bleus fatigués, me souriant.
Il était pianiste.
Voici cette belle et triste courte histoire.
J'avais un voisin, au sous-sol de mon immeuble. Il y habitait depuis plus de 30 ans. Je ne l'avais jamais vu depuis que je vis ici. Il vivait seul, malade, personne ne l'avait visité depuis plus de 20 ans si ce n'est que la personne qui vient lui faire son ménage de temps en temps et lui apporter quelques victuailles. Parole de mon propriétaire. Il est "Seul au monde" comme le titre du film.
Ça faisait un bon bout que je me disais, je dois aller le voir, ça me brisait le coeur de savoir qu'habitait près de nous un vieux monsieur sans ami, sans famille (sa fille ne lui avait plus rendu visite depuis 25 ans environ). Malade en sus.
Je me suis décidée après en avoir parlé pendant longtemps, d'aller, ce jour-là, lui acheter un bon tiramisu et cogner à sa porte. C'était un jour d'août, soleil ardent. Sa porte moustiquaire était entre-ouverte, je cogne plusieurs fois et m'élance : Monsieur, je suis votre voisine du dernier étage, vous savez la petite madame avec le petit bébé! Il ne vient pas, je recogne. Puis soudain, je vois apparaître ce vieux monsieur, 85 ans, démuni, négligé, malade, tremblotant, les yeux tristes, les traits tirés, vêtu d'une vieille robe de chambre brune usée. Le coeur m'a fait trois tours, mais je lui ai souris tout de suite sans laisser paraître ma peine et mon étonnement.
" Bonjour monsieur, c'est moi votre voisine, nous n'avons jamais fait connaissance et je viens vous dire bonjour et vous apporter un bon gâteau. Dégustez-le, savourez-le, ça me fait plaisir. Je vous souhaite une belle matinée. À bientôt."
Mon voisin : " Bonjour... Mais vous êtes dont bien gentille. Merci, vous êtes dont bien gentille. Vous êtes dont bien gentille madame. Bonne journée, merci." - Me dit-il d'une voix tremblante. Il prit le gâteau dans ses petites mains frêles, vieilles et craintives. Il m'a sourit de ses yeux bleutés, meurtris.
Je suis revenue chez-moi et j'ai pleuré. Mon chum m'a serré fort et il m'a dit bravo ma chérie, tu as bien fait d'y aller, ça lui a sûrement fait un énorme plaisir.
Lundi suivant. Journée sous le soleil, toujours ardent. L'ambulance est là. La police aussi. Mon voisin est décédé. Ce petit monsieur habitant ici depuis plus de 30 ans est mort, tout fin seul. Je suis dévastée.
Ce jour-là, je fus la dernière personne qui l'ait vu avant qu'il se rende aux étoiles. Je lui ai fais plaisir. Il n'avait pas eu de visite depuis des années lumières. Je l'ai vu dans ses yeux ce matin-là que je le rendais heureux de ma visite.
Bizarre aussi que la semaine avant que je ne frappe à sa porte, sans jamais l'avoir vu, j'ai pensé qu'il allait bientôt mourir. J'ai été porter par mes émotions, mon intuition. J'avais décidé d'offrir une petite parcelle de bonheur à quelqu'un et c'était à lui que je voulais donner mon sourire ce jour-là.
J'ose espérer que je l'ai rendu heureux l'espace d'un instant. Je ne connais pas son prénom, mais j'ai désormais encrés dans ma mémoire ses petits yeux bleus fatigués, me souriant.
Il était pianiste.
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