mercredi 19 mars 2014

Salut Bonjour


Bien sûr que non, pas l’émission matinale animée par Gino Chouinard qui nous apprend 40 x par heure qu’il fera – 20 demain. Bon, malgré cela, je regarde immanquablement chaque matin notre Gino national qui fait un très bon travail. Même mon fils est devenu accro au thème musical aliénant de l’émission. C’est bien simple, Salut Bonjour est devenu mon fix à 6 h du matin.

Non, je vous parle ici de Salut Bonjour, ma nouvelle devise.

Un proche dans ma vie pratique cette habitude, alors j’ai décidé de faire comme lui. Je me suis mise au défi de saluer les gens que je croise lorsque je vais marcher ou jogger. Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!???? Et bien oui. Un petit Salut Bonjour comme ça, pour faire plaisir, pour faire du bien.

Je dois être à la veille d’être appréhendé par la police, les gens sont tellement surpris de recevoir un Salut, un Bonjour, vous devriez les voir. C’est comme si, l’espace d’un instant, je les réveillais de leur marasme. Je pète leur bulle. Ils sont si profondément perdus dans leurs pensées, rêveries ou problèmes, que je deviens la guêpe qui les pique. Pour d’autres, je fais leur bonheur journalier, un petit oumf, tout court.

Mais c’est drôle à quel point les personnalités sont différentes.

Il y a les Dobermans, ceux qui veulent te mordre quand tu les salues. Ils grognent, ils reniflent, ils veulent te tuer du regard.

Il y a les je-m’en-criss-que-tu-me-salues-moi-j’ai-pas-besoin-de-toi-dans-ma-vie ! Ils ne te répondront jamais. Ils sont antipathiques.

Il y a les joggers qui s’identifient à toi qui joggue aussi. Entre nous, on se comprend. Tsé nous on fait attention à notre santé, on aime le plein air, on se remplit les poumons d’oxygène pour vivre plus vieux. On se serre les fesses, on rentre le ventre, on se salue la broue dans le toupet.

Il y a les Roger bon temps. Ceux-là sont sympathiques, enjoués, tellement agréables. Tralalilalilala, ils se promènent en sifflotant les grands airs.

Il y a les condescendants, qui te lance un regard dédaigneux de peur qu’en te saluant ils attrapent la lèpre. Ceux-là ne se rabaisseront pas. Ils sont au-dessus de la masse. Toi, tu es de la merde.

Il y a ces gentes mesdames octogénaires, qui prennent leurs marches de tous les jours avec ce sourire apaisant et naturel. Elles te saluent de leurs petits yeux ornés de pattes d’oie, regard rieur et timide. Elles donnent envie de partager le thé et d’entendre leurs souvenirs d’antan.

Il y a ces gonflés à bloc. Ils pratiquent la marche olympique. Eux, ils avancent avec tout ce que ça implique. Envoye par là, les poings qui leur r’volent quasiment dans le front tellement leurs bras ont de l’élan. Ceux-là te répondent aussi, d’un bonjour confiant et franc. Ils sont sûrs d’eux. BON-JOUR !
Il y a aussi ces timides, leurs joues deviennent écarlates quand tu leur dis un fin bonjour. On le sait d’emblée qu’ils sont gênés, il ne faut pas trop les ébranler. Ils te répondent tout en douceur, leur voix perdue dans leur écharpe, mais l’œil allumé. Tu sais qu’ils ont apprécié ta politesse.

Puis, il y a ceux qui agrippent ton bonjour et veulent te prendre en otage. Ceux-là veulent jaser. C’est presque vital. Ils veulent que tu t’assoies avec eux sur le banc, bon !
Pourquoi pas. Leur sujet favori : la pluie et le beau temps.

Et il y a tous les autres, qu’on apprend à apprécier d’une marche à un jogging, à une virée en vélo. Ceux aussi qui ne veulent pas se faire déranger. Ce n’est pas plus grave, s’ils savaient…
Ça ne fait tellement pas de mal.

Essayez juste pour voir. Testez ma nouvelle habitude cette semaine au parc, à la piscine, à la gym, sur la piste de ski. Ça fait même du bien de recevoir un Salut Bonjour en retour. Ça débute encore mieux la journée qu’un Gino Chouinard. 

mardi 18 mars 2014

On prend toujours un métro!


La semaine dernière j’ai pris le métro, ça faisait un bail. Ça m’a replongé direct dans l’éternel cancan de l’aller-retour au boulot, chaque matin et soir de mes semaines. Surtout le retour au bercail, le soir, où tu dois piger dans ton sac à patience d’ange afin d’endurer l’épouvante. 

J’habite Montréal. Un métro pourtant bien simple d’utilisation et pas trop achalandé. Heureusement, je n’habite ni Paris, ni Pékin. Pour moi, le métro est sans contredit une grande utilité pour me rendre du point A au point B, mais aussi une corvée. Comment rester là, l’air béant et immobile, sans analyser tous ces gens qui nous entourent. Les malpropres, les impolis et les puants. Si peu de gens souriants, courtois, qui sentent la rose. Et où sont ces artistes et politiciens qui se disent « comme tout le monde ». On ne les voit jamais dans le métro. Ce serait pourtant agréable de les voir, les scruter à la loupe, leur parler, leur poser des questions, de constater qu’ils sont comme nous. Et ben non, jamais on ne les voit. Le métro s’est fait pour le petit monde faut croire. Des gens comme vous et moi : des intellos, des bohèmes, des skateux, des semblants de yo avec leurs écouteurs sur la tête, des fans d’Iron Maiden, des petites bonnes femmes pas de dent, des monsieurs pas de cou, des femmes voilées Gucci, des fétichistes de pieds en sandales, des poilus de l’oreille, des cendriers vivants, des drogués du collier, de jolies Cégépiennes manucurées et aussi ceux qui sentent de l’entrejambe ou des aisselles en pleine canicule. Quand on embarque dans le métro, on fait un méchant saut dans la vraie vie.

Canicule
Parlons-en de la canicule estivale qui s’installe dans le métro et les autobus. Dîtes-vous bien que ça sent le Vieux Boulogne à 9 semaines d’affinage. Parfois même, je me mets de la crème à main sous le nez pour continuer à respirer. C’est quand tu vois apparaître un mec en camisole jaunie sous les bras, ornée d’une touffe d’aisselle énorme pendre en haut de ta tête, que tu te dis que c’est sûrement une des tortures utilisée à Guantanamo. Au secours !


Quand je réussis à spoter un beau gars ou une belle fille, je ne le/la lâche plus des yeux. Je pogne le fixe, comme si je venais de trouver une oasis en plein désert. Enfin un humain qui ne ressemble pas à Choubaka. Un sourire quelque part qui me pige au sort, je l’attrape au vol. Je réponds d’un sourire Colgate à mon tour. Délivrance!!!

Et ce manque d’hygiène qui te saute en pleine face quotidiennement. Les ongles longs, grugés et sales. Le vernis datant de l’été dernier et écaillé. R-E-M-O-V-E-R bâtard ! Et les doigts jaunis des fumeurs, qui sentent le « botch ».

Et la mauvaise haleine!!! Faites pleuvoir des chewing gum! Des puanteurs nauséabondes venues d’ailleurs. Sté quand ça sent l’étable !!??
Faut pas croire que tout le monde souffre de scorbut ou de problèmes de glandes, il y a des limites à trouver des excuses aux gens qui manquent d'assainissement. Été comme hiver, niveau buccal, c’est difficile d’y échapper. Au moins l’hiver, les odeurs corporelles restent enfouies sous les pelages.

Parlant de pelage, il y a les poilus aussi. Gerbes de poil, bottes de foin, brosses à poil dru. Un fourrage des temps anciens, directement descendu de l’âge des cavernes ou des années communistes. Y’aurait-il un moyen de vous faire comprendre que du poil c’est acceptable, mais jusqu’à un certain point. Lorsque le poil encastré sous le bras ressemble à une plante grimpante, c’est que là on ne joue plus dans la cour de la virilité.

Et ces femmes aux jambes poilues, on se demande vraiment d’où elles sortent celles-là. Est-ce que ce style est revenu à la mode sans que Loulou magazine nous en est informé? De gros mollets poilus en porc-épic. Rien de soft, tout dans le piquant. D’autres arborent la fameuse moustache jalonnant une bouche lippue qui donne ce petit air Stalinien. Une autre page d’histoire.

Et ce désarroi qui transcende les regards. Je le rencontre tous les jours dans le métro. Il m’observe et m’appelle. Parfois, il me dévisage, me crie à l’aide, j’ai besoin de toi. Il m’émeut tellement que mes yeux se mouillent, d’autres fois il me donne des frissons dans le dos. Prendre le métro, c’est aussi ça : rencontrer les autres en pleine face et ressentir, lorsque l’on est à tout le moins un brin attentif, la solitude, la peur, la tristesse, l’amertume, le regret, la joie parfois.

Ces prunelles tristounettes me rappellent souvent à quel point je suis chanceuse d’être là, en ce moment, à partager un regard avec quelqu’un. Le fait de lui sourire, gentiment, redonne parfois cette petite lueur perdue en fin de journée. Quelques-uns sont rêveurs, avenants, bienveillants, interrogateurs. D’autres sont calculateurs, hypocrites, cochons, espiègles, malins et méchants. Il faut de tout pour faire un monde.

Et tous ces yeux qui pétillent et s’enjolivent lorsque arrive enfin dans ce long souterrain une femme avec son poupard qui pouffe un rire pour un rien. Ce qui est bien dans tout cela, c’est de pouvoir toucher l’authenticité des êtres, d’effleurer l’espace d’un instant leur bonheur ou leur désarroi. De feindre les comprendre les apaise. De les comprendre vraiment, les rassure. Ils se disent certainement que l’on est déjà passé par là, par cette émotion qu’ils éprouvent. Que c’est parfois nous qui sommes assis là, dans le métro, avec ce regard qui en dit long…

On prend toujours un métro, chaque matin de la vie qui vient.
Ça sent peut-être les pieds, mais il n’en reste pas moins que c’est avec du vrai monde que je suis assise et que ça m’ouvre une fenêtre sur la vie qui va.

dimanche 16 mars 2014

Lancement La face cachée de la brune!

Ma famille, chers amis et chers lecteurs,

Bienvenue dans mon univers d'écriture. Mon blog : La face cachée de la brune. Un titre qui me colle à la peau, trouvé par un ami blogger aux idées bigarrées. Et une bannière au regard qui en dit long, le mien.

Assoyez-vous, faites comme chez-vous, prenez ce petit cocktail estival bien que le soleil ne soit pas encore très ardent.

Permettez-moi de vous remercier d'être ici présents aujourd'hui, de m'accompagner dans cette aventure qu'est la mienne mais qui deviendra vôtre également. J'espère que s'installera même une liaison embrasée entre nous.

La face cachée de la brune sera remplit d'histoires, d'opinions, d'imaginaire, de réalité, d'entourloupettes, d'éditos, d'émotions, de simplicité, de dynamisme aussi. Accrochez-vous à elle et vous ne serez pas déçus.

Difficile de s'embéguiner d'un blog quand un jour et un autre, parfois, les textes ne nous touchent pas. Mais il y aura ceux qui peut-être vous feront du bien et vous permettra de commenter, échanger, réfléchir, vous mettre en colère, rire, pleurer, imaginer, analyser...

Je vous souhaite une excellente arrivée. Accompagnez-moi quotidiennement et permettez-vous un petit 5 minutes dans une journée afin de lâcher prise. Ça me fera plaisir de vous accueillir, car l'écriture est pour moi une délivrance, une folie, un grand amour, une certaine quiétude aussi. Savoir que des gens vous suivent dans votre cosmos et qu'ils respectent votre univers est le plus beau des cadeaux qui soit.

Trinquons ensemble à ce nouveau blog qui fera partie de nos vies, je l'espère, longtemps et candidement.

Merci encore d'être là. Toutes personnalités confondues. Ensemble, on ira loin.

Bonne lecture!

Karine alias la brune XX


mardi 11 mars 2014

Ka-Pow!! Pow!

Y'a de ces gens à qui ont a naturellement envie de foutre une raclée. Tsé ceux qui haïssent tout sans connaître, avoir vu, essayé, touché, goûté, voyagé, etc. On peut ne pas aimer quelque chose, certes, mais de là à tout haïr, toujours, tout le temps, sans jamais avoir essayé, c'est déprimant. Ces gens grincent sur tout. Haïssent tout.

Défaitistes en partant. Ignorants. Grincheux.





- As-tu déjà essayé le yoga ou le Pilates, le jogging même ça pourrait t'aider à relaxer ?

- Aaaaaaah ça me tente pas, j'aime pas ça m'entraîner! J'ai pas de souffle, ni la souplesse pour ça. J'ai jamais aimé le sport, je le sais que j'haïrais ça.

- Mais essayes juste pour voir?

- Bof non!

KA-POW!

- Crime que c'est trippant voyager, découvrir de nouvelles choses, rencontrer du beau monde, on pogne vite la piqûre. J'ai vraiment adorer mon séjour en Italie et j'ai hâte de repartir.

- Ah non moi j'aime pas ça voyager.

- Ah bon, comment ça? T'as fait quoi comme voyage?

- Ben j'ai déjà été à Toronto, mais j'aime pas ça prendre l'avion, moi voyager c'est pas pour moi. Les chambres d'hôtel pis les villes là tsé... Le monde est weird de partout. C'est fatiguant en plus. Soupir.

- Toronto... EUH?

KA-POW!

- Maudit que j'ai bien mangé hier soir, j'ai été essayer avec Isa un nouveau restaurant en ville, un resto Indien, ex-cel-lent! Le décor superbe en plus. Oufff que je me suis goinfrer.

- Yark, moi la bouffe indienne là, non non non! Beurk!

- Ah woin, t'es allé en manger où déjà, peut-être que le resto n'était pas très bon?!

- Non j'ai jamais essayé ça l'Indien, mais ark. Ça pue ste bouffe là, pis c'est trop épicé!

KA-POW!

- La soirée chez Anna était géniale, les gens étaient vraiment cool, une soirée relaxe et conviviale. On a eu ben du fun. Pourquoi t'es pas venue déjà?

- Bof tsé moi les partys de maison, j'haïs ça. Parler à du monde que tu connais pas, je ne vois pas l'intérêt. Y'en a toujours un qui te colle aux fesses. C'est pas mon trip.

KA-POW!

- J'ai été voir le nouveau film de Jean-Marc Vallée au ciné, toi?! En t.k, j'ai bien aimé, franchement le jeu des acteurs est extra.

- Es-tu folle, moi les films québécois, non merci! J'haïs ça pour mourir. C'est comme les films français, ostie que c'est plate. Y'ont pas de contenu.

KA-POW!

- Imagine quoi, j'ai été à la pêche le weekend dernier. Je n'avais jamais essayé, j'ai vraiment aimé. Bon, c'est pas ma tasse de thé, mais je recommencerais certainement avec ma gang! Toi, as-tu déjà été à pêche?

- Fuck that. J'haïs ça juste en entendre parler. Jamais été m'évacher dans une chaloupe su'l lac à entendre les mouches volées pis à taponner des vers. Faut vraiment avoir du temps à perdre.

KA-POW!

- Hey c'est l'fun pour Nora hein? Elle a eu le poste qu'elle convoitait. Elle a travaillé tellement fort sur ses derniers projets, elle le mérite vraiment.

- Pfffff elle a dû lécher des culs, c'est sûr. Moi les lécheuses de boss, pas capable.

- Ben là franchement t'exagère, qu'est-ce que tu dis là?

- Ben r'garde, je l'aime ben Nora là, mais je vois pas pourquoi elle grimpe dans l'échelon aussi vite.

KA-POW!

- T'as vu comme y fait beau aujourd'hui, un peu nuageux, mais la petite bruine fait du bien avec cette chaleur accablante.

- Moi ce temps-là ça me déprime ben raide. J'haïs ça quand ça bruine pis que ça te pisse dans face. On serais-tu ben ailleurs!!!!!

KA-POW!

...

Finalement, ce monde-là, tu les mets chaos. Une petite raclée physique ou verbale. Ah pis non, pas besoin d'être violent! Encore mieux, tu les claires de ta vie. Au plus vite.










jeudi 27 février 2014

La question qui tue

De bon matin, la la la la hum humm poum poum poum, j'arrive au travail, l'air guilleret.

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ayoye as-tu passé la nuit sur la corde à linge?

Moi surprise : Heu NON, pourquoi?

Moi en silence : Va dont chier toé, c'est quoi st'e question-là à matin.

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : T'as vraiment l'air pockée. Es-tu fatiguée?

Moi me tournant les yeux discrètement : Ben non, j'ai super bien dormi pour une fois... poum poum poum la la la, tralala.

Moi en silence : Hey chose, vas donc voir ailleurs si j'y suis, je t'ai tu sonné moi à matin !!!! Bravo le savoir-vivre.

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ah c'est juste que t'as vraiment l'air brûlé?

Moi exacerbée : Non non là. Ça va...

Moi en silence : Ostie, vas-tu déguerpir de mon bureau pis aller te regarder une minute dans le miroir pour voir que tu fais crissement dur toi-même !!! Tu m'ÉNARVES. Ouste!

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ah ça arrive des fois d'avoir l'air fatigué même si on a bien dormi. On est pas mal tous cernés l'hiver. Moi c'est pas trop pire, je dors bien.

Moi à boutttttte : Woin ben oui, je vais aller me chercher un café, excuse là.

Moi en silence : Faut que je trouve un moyen de me sauver. Ostie de tête à claques qui ne comprends pas que ce genre de phrase ne se dit pas. T'es-tu regardé 2 secondes, on dirait que t'as fait des frites avec tes cheveux!

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Tu fais bien, un café ça fait du bien, ça réveille. Ça va te donner un peu de boost. T'as tellement de petits yeux.

Moi sur un ton gentillet près de l'explosion : Voyons là, je suis en pleine forme, merci de me casser le moral à matin hihi.

Moi en silence : Je vais te booster le nez si tu continues à me parler. Fly de là, envoye, go! Dégages!

Le/la collègue qui sait pas vivre : Ah tiens je pense que je vais aller me chercher un café avec toi. Ça va me faire du bien, même si je pète le feu MOI ce matin.

Moi en mode stratégie : Ah r'garde je vais y aller un peu plus tard, je vais prendre mes courriels là. Ok????!!!!! Bonne journée.

Moi en silence : Si tu ne t'évades pas de mon cubicule d'ici 30 secondes, je me lève pis jt'étampes dans le mur.

Le/la collègue qui ne sait pas vivre : Ok, je vais attendre à plus tard moi aussi pour y aller avec toi. Bon ben courage là, endors-toi pas d'ici là hahahahahahaha!

Moi tout sourire : Ok bye!

Moi en silence : Soupirrrrrrrrrrrrrrrrrrr, ostie d'épais/se.
Tu m'auras pas, non tu ne gâcheras pas ma journée toi là. NON NON NON! Oh que non. Va vomir ta mauvaise énergie ailleurs.





La puissance de la parole des autres nous affecte comme de la magie noire. Ne l'acceptez pas. Ça vous détruira. 








mercredi 19 février 2014

À la Place des Cardeurs

Un début de soirée hivernale où le soleil était encore bien accroché au ciel, à Aix-en-Provence.
Un 14 février, y'avait de l'amour dans l'air.

C'était il y a dix ans, à la Place des Cardeurs...

À tout rompre, battait mon coeur.

Les Aixois passaient à mes côtés, la tête perchée dans leur hautaine attitude.

J'étais différente. Le Québec aux tripes. J'étais en voyage, la badinerie au ventre.

Et l'invitation est arrivée. Un texto délivré à l'impromptu dans ma vie : "Et si je t'amenais souper ce soir?!"

Sans réfléchir, un "pourquoi pas". J'ai dis oui à ces yeux verts intrigants, mystérieux, intelligents, malheureux même.

J'étais loin d'imaginer que tu allais peindre mon futur. Une partie de ma vie en gouache et aquarelle.

Que tu allais la rendre belle ma vie, immensément belle, mais aussi difficile, parfois.

Ce soir là, à la Place des Cardeurs, j'ai vu ce petit pétillement dans ton oeil. Une étincelle qu'on perçoit rarement. Une bonté innée.

J'ai le souvenir que tu avais été à la hauteur, plus grand que nature. Dans toute ta simplicité. Authentique, comme il ne s'en fait plus.

Une atmosphère particulière régnait sur Aix. Et j'avais mis du violet sur mes paupières.

Et un vent d'amour s'est levé pour passer par là. C'était il y a dix ans...

À la Place des Cardeurs.










lundi 10 février 2014

Feu Feu joli feu entre dans ma vie!

Quand j'ai découvert le feu de camp Illico sur la chaîne 553, j'ai failli calancher en criant ma joie. Je l'écoute crépiter all day long. Mon regard s'y perd, vous savez comme lorsqu'on regarde attentivement un feu de camp, à la fin d'un party sur le bord de la grève, une bière entre les jambes.
J'en viens même parfois à croire que je relaxe devant un vrai feu et que je suis en vacances dans un chalet - avec l'eau courante. Oui parce que pour moi est fini le temps de tripper monter une tente dans le bois et courir la nuit pisser à travers les branches. Pas que je suis devenue princesse avec les années, mais j'ai tendance à aimer mon petit confort à 36 ans. Ne m'appelez pas pour un weekend de camping sauvage, ce sera un non catégorique.

Quand je syntonise le feu de camp, plus rien n'existe. Mon petit est couché, mon chum au sport, ne reste plus que mon blog et moi. J'en viens même à avoir l'envie d'aller m'acheter des guimauves et faire semblant que je m'en fais brûler, les pieds sur le divan. Je pourrais me faire surprendre par qui? Par mes amis imaginaires (j'en ai plusieurs), mais eux, ils se sont déjà joints à moi autour du feu :)


Quand tu détiens la rêverie grande, facile de partir ailleurs dans sa tête et de rêver être assise dans un chak, en pyjama en flanelle, à se faire dorer une guimauve s'ul feu de camp. À boire un verre de vin. En lisant un bon roman. En chantonnant Heureux d'un printemps - en plein hiver.


Tiens, on vient d'y ajouter d'la bûche. C'est fou pareille, y'a même des tisons qui volent dans la télé.


Belle petite vie pathétique, me direz-vous??!! Quoi? Pardon?


Une vie pathétique, moi?! Oh nonnnnnnnn. Quand t'es capable de t'évader de la sorte et de partir l'espace d'un instant t'asseoir devant un feu de camp, y sentir sa chaleur, sa bienfaisance sur toi et d'y humer même le brasier pour t'y conforter, c'est que tu as une facilité au bonheur. Et une imagination démesurée.


Entre dans ma vie!